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L’agglomération franco-valdo-genevoise est composée de 196 communes urbaines, périurbaines et rurales - 45 genevoises, 40 vaudoises et 111 françaises - où résident aujourd’hui près de 730.000 habitants. Dans les dernières décennies, la rapidité du développement et les contraintes de l’espace genevois ont fortement influé sur la perméabilité de la frontière, en intégrant de nombreux espaces périphériques dans une dynamique de métropole. Cette « intégration métropolitaine » forte et rapide est une chance pour le territoire, mais elle est également porteuse de vrais risques, face auxquels les coopérations doivent se renforcer. Les relations transfrontalières sont portées depuis déjà de nombreuses années par plusieurs institutions comme le Conseil du Léman ou le Comité régional franco-genevois (CRFG). Le Projet d’agglomération représente un pas de plus dans la coopération transfrontalière. Il va permettre d’améliorer le quotidien de nos concitoyens et de répondre à leurs préoccupations. Il faut donner au territoire franco-valdo-genevois les outils d’une coopération territoriale efficace, par-delà les frontières administratives afin que l’agglomération puisse se préparer pour l'avenir. |
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A l'origine, le projet émane de la Confédération Helvétique.
Celle-ci, préoccupée par les problèmes de déplacements dans les agglomérations, a défini une politique dotée de moyens financiers importants -2.5 milliards d’euros - pour sa mise en œuvre. Le Canton de Genève souhaitant s’impliquer dans cette politique, a sollicité les territoires français limitrophes qui conditionnaient la réussite du projet.
Les élus de ces territoires, rassemblés au sein de l’ARC, ont répondu favorablement, faisant valoir leurs attentes : c’est ainsi que le projet initial essentiellement axé autour de l’urbanisation, de la mobilité et de l’environnement s’est élargi à tous les aspects de la vie quotidienne de la population du bassin pour devenir un véritable projet de territoire.
Cette démarche s’est complétée par un travail sur la coopération métropolitaine suite à l’appel à projet lancé par l’Etat français, visant à promouvoir les grandes métropoles du territoire sur le plan international.
Elle s’est également inscrite dans la politique « grands projets » de la Région Rhône-Alpes qui entend labelliser des projets conçus dans un véritable souci du développement durable et sur des thèmes d’intérêt régional.
Enfin, les Départements ont mentionné leur intérêt pour le travail réalisé et soutiendront les actions sous des modalités qui seront déterminées ultérieurement.
Un long travail transfrontalier a donc été engagé depuis 2004, qui vise plusieurs objectifs :
· la formalisation de l'engagement des partenaires du territoire franco-valdo-genevois sur différentes thématiques d'intérêt transfrontalier, sous forme d'une charte définissant un projet de territoire commun,
· le dépôt de ce document auprès des différentes instances proposant un soutien financier (politique des Projets d'Agglomération de la Confédération Helvétique, appel à Coopération Métropolitaine de l'Etat Français, politique de Grands Projets de la Région Rhône-Alpes…).
Elle se décompose en quatre chapitres
1. un état des lieux des forces et faiblesses du territoire
· une ville-centre, Genève, internationale et à la qualité de vie réputée,
· une agglomération transfrontalière fortement attractive, parmi les plus dynamiques d'Europe,
mais
· un trafic routier qui explose,
· une crise aiguë du logement,
· une tendance à l'étalement urbain et à la spécialisation des territoires,
· une tension croissante sur l'environnement : pollution, exposition au bruit, fragmentation des espaces…
2. une approche globale et intégrée du développement de l'agglomération, avec :
· un volet spatial ("schéma d'agglomération") traitant de l'urbanisation, la mobilité, l'environnement, les espaces naturels, agricoles et paysagers,
· un volet « politiques de services » présentant des objectifs précis et leurs conditions de mise en œuvre dans les autres thèmes retenus : la formation, la santé, le domaine social, le logement, la culture, l’économie, l’agriculture.
3. la démarche de coopération métropolitaine, qui vise à conforter les atouts de l'agglomération dans certains domaines (innovation, accueil d'ONG) et à en organiser une promotion internationale commune (label "Lake Geneva Région").
4. le pilotage politique et technique du projet d'agglomération, ainsi que les modalités d’implications de tous les acteurs : élus, société civile, population et techniciens des différents territoires.